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 histoire du piercing dans le temps

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Lunacy

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MessageSujet: histoire du piercing dans le temps    Ven 20 Sep - 15:06

voici un petit peu d'histoire sur le piercing

Source : http://votrepiercing.com/info/9-piercing-origines-ancestrales

Cet article tente de vous éclairer sur le commencement du piercing, en faisant un bref historique des évolutions de la modification corporelle en général. Toutes les modifications corporelles, malgré leurs différences, sont étroitement liées dans leur aspect social à travers les âges.

Les débuts du piercing

La pratique du piercing remonte au moins jusqu'à l'époque Néolithique (environ 10 000 ans en arrière). Les hommes et les femmes de la tribu Mursi (en Afrique) avaient pour coutume de s'insérer des disques d'argiles aux lobes des oreilles et à la lèvre inférieure (femmes uniquement). Les jeunes filles avaient la lèvre percée dès l'âge de 10 ans, leurs incisives étaient extraites avant la perforation et une cheville de bois était placée en guise de premier ornement. Chaque année, le trou labial était agrandi par des disques d'argiles, jusqu'au plateau final qui était décoré par des gravures et dont la taille correspondait au prix de la femme pour le mariage. Dans un article parut en 1939, Marco Marchetti précise que cette pratique était accompagnée du perçage de l'hymen. De nos jours, elle n'est réservée qu'aux femmes de castes supérieures.


En Inde et au Pakistan, le piercing au nez se pratique depuis des siècles, et en Inde, il est couramment porté par les femmes depuis le XVIème siècle. En Egypte antique, des boucles d'oreilles en or étaient portées par les hommes de haut niveau social. Les perforations du nez et des oreilles étaient réservées aux pharaons et autres membres de la famille royale.

Le piercing à la langue, quant à lui, est originaire d'Amérique. Plus précisément, des civilisations aztèques et mayas et était lui aussi réservé à l'élite. Ce piercing était censé conférer à son porteur la possibilité d'entrer en contact avec les Dieux. Il était accompagné de piercings aux oreilles, au nez et à la lèvre inférieure. Ces décorations sont encore répandues parmi les peuples autochtones (indigènes) de ces régions.

En ce qui concerne les piercings génitaux, c’est dans la Rome antique que remontent les plus anciennes traces de ces piercings. Ils étaient utilisés sur les femmes esclaves pour pouvoir fermer le vagin et éviter ainsi les relations sexuelles entre esclaves.

Le retour du piercing grâce au BDSM (années 70)

A notre époque, le piercing est réapparu dans les années 70 et connait depuis peu une démocratisation sans précédent. Il est un élément de mode, mais c’est avant tout dans la culture BDSM (Bondage et discipline, domination et soumission et sadomasochisme) qu’il tire ses racines. En effet, dans le BDSM, tout est basé sur la création du désir par l’attente ou sur la recherche d’un plaisir accru par la naissance d’une forte douleur. En ce qui concerne le désir par l’attente, les piercings sont, comme dans l’empire Romain, utilisés pour fermer le vagin à l’aide de cadenas, par exemple. Mais c’est aussi la douleur que les piercings peuvent produire lors de l’acte qui est recherchée. Cette douleur permet au corps de créer une forte dose d’endorphine, souvent recherché par les traitements que s’infligent les couples dans le BDSM. Cette endorphine ainsi produite deviendra source de fort plaisir lorsqu’elle surpassera la douleur.

Le piercing de nos jours

A l’heure actuelle, le piercing a un rôle social très important. Il permet tout d’abord de se différencier par rapport aux conventions, puisqu’il est en pleine expansion et encore non accepté de tous. Le piercing permet également d’affirmer son identité en s’exprimant par le corps et en se le réappropriant. L’acte du piercing est alors une frontière que l’on franchi entre un avant et un après soi, on devient par le piercing ce que l’on veut devenir, physiquement. On se marque le corps, comme dans un rite de passage.

Le mouvement Modern Primitive

Le cyber-anthropologiste Steve Mizrach parlera de « technochamanisme » lorsqu’il évoquera le mouvement du « Modern Primitive » auxquels se disent appartenir beaucoup de personnes qui ont un piercing. Ce technochamanisme se définit par une addition de hautes technologies, de tribalisme, d’animosité et tout simplement de modifications corporelles. Ce mouvement « Modern Primitive » a pour idée que la société actuelle, via l’industrialisation et la modernisation provoque un engourdissement psychologique chez chacun d’entre nous. C’est de cet engourdissement que les piercings et les autres modifications corporelles nous permettraient de sortir, via une douleur et un plaisir authentiques et surtout via l’étroit rapport que les deux concepts entretiennent. Le piercing et les modifications corporelles en général (tatouage, scarifications, body-painting, etc.) nous redonnent le contrôle du corps comme objet, on transgresse ainsi les valeurs admises communément et on redonne de l’intérêt au corps nu.


voici une histoire plus anccienne

source : http://www.inoki-piercing.fr/aide-et-conseils-201-histoire.html

La pratique du piercing est très ancienne et est apparue avec les premières sociétés primitives.
Déjà au néolithique, en Afrique, notamment chez les Mursi, une tribu d'Éthiopie, des labrets en pierre étaient insérés au niveau de la lèvre inférieure ou aux lobes des oreilles.

Dans le film de Jean-Jacques Annaud, «La Guerre du Feu», oeuvre dans laquelle il a démontré son talent de réalisme car s'étant largement documenté, un des personnage porte un piercing au nez sous forme d'une dent ou d'une griffe traversant la narine (photo). Certes il s'agit d'un personnage d'une tribu pas vraiment sympathique, mais l'essentiel n'est pas là... Un autre membre de cette même tribu porte le même type d'ornement à l'autre narine. On peut donc imaginer aisément que le piercing était pratiqué couramment chez nos lointains ancêtres, plus sans doute par raison magique ou spirituelle qu'esthétique.

Il n'existe pas de véritables traces précises sur la méthodologie de ces pratiques mais l'hypothèse la plus plausible consiste à penser que les perforations étaient effectuées avec des objets en forme d'aiguille de matières diverses (os, corne, arête de poisson, bois, pierre puis métal...). On plaçait ensuite un bijou de ces mêmes matières. Au Maghreb, le perçage se réalise encore de nos jours avec une aiguille et un fil de laine. Il est démontré que l'Homme utilise depuis très longtemps des plantes anti-sceptiques. Il est donc fort à parier qu'il ait pu utiliser ces plantes durant la cicatrisation afin d'éviter les infections. Nous pensons sincèrement que tout a été déjà testé en matière de piercing et que seuls ceux qui avaient le plus de chance de "tenir" ont subsistées. Nous verrons cependant dans un chapitre suivant que les techniques modernes permettent de repousser certaines de ces limites.


ANTIQUITÉ
Cette période nous ayant laissé beaucoup plus de vestiges, il est plus aisé de démontrer l'utilisation courante du piercing, et ce dans des régions différentes.

Dans la Genèse (24:22), le domestique d'Abraham a donné des boucles d'oreilles et des bracelets à Rebecca, future épouse de son fils Isaac (1900 avant JC), bien que le nom original en hébreu soit Shanf, qui signifie «anneau pour le nez». Nous reviendrons un peu plus loin sur la Genèse qui livre d'autres éléments intéressants à ce sujet.

Toutankhamon
Des boucles d'oreille sont retrouvées dans la tombe de Toutânkhamon (1330 avant JC). Ce genre de boucles d'oreille portées par les ennemis africains étaient dépeintes sur les murs des temples égyptiens. Les boucles d'oreille étaient probablement introduites par les Hyksos, envahisseurs asiatiques installés en Égypte pendant la seconde période intermédiaire. Elles étaient portées tant par les femmes que les hommes mais il semblerait que les hommes les portaient uniquement jusqu'à l'adolescence. On notera cependant clairement les lobes élargis visibles sur le masque mortuaire (voir photo).


Bouddha
Tout le monde connait les oreilles pendantes du Bouddha et il existe une explication tout à fait rationnelle. Avant de devenir l'Éveillé, Siddartha Gautama (624 à 544 avant JC), prince de son état, portait de riches boucles d'oreilles (sans doute en or) qui ont du les étirer par le poids, à moins qu'il ne s'agisse d'élargisements. Ayant abandonné ensuite toute forme de biens matériels, il est raisonnable de penser que ses oreilles n'ont pas retrouvé leur forme originelle ; l'intreprétation fut que leur forme était due aux nombreuses réincarnations.

Constantin 1er

À Rome peu après l'an 300, Constantin 1er se convertit au christianisme. C'est alors qu'il fait interdire les modifications corporelles, en particulier le tatouage alors très courant, et très probablement le piercing par la même occasion. Et c'est bien le christianisme qui marque la mise en sommeil des pratiques tribales et païennes. Toujours dans la Génèse, (35:4) : «Et ils donnèrent à Jacob tous les dieux de l'étranger qui étaient entre leurs mains et les boucles qu'ils avaient aux oreilles ; et Jacob les enfouit sous le chêne qui est à Sichem.»

Dans des temps anciens, une croyance prédendait que pour éviter que les esprits malveillants entrent dans le corps ou pour préserver l'oreille des sons et des paroles néfastes, il fallait placer des amulettes près des orifices ; croyance que l'on retrouve dans bon nombre de civilisations. Dans cet extrait de la Genèse, Jacob demande à ceux qui l'entourent de se séparer des anciens objets de cultes "païens" (statuettes ou idoles pour "les dieux de l'étranger").

Saint Sébastien

Peu de temps avant Constantin 1er, Dioclétien alors César avait beaucoup d'estime pour le soldat Sébastien et l'aurait ainsi nommé capitaine de sa garde prétorienne. Mais, chargé au départ de traquer les chrétiens, Sébastien avait fini par adopter leur foi et se comportait même comme un dangereux prosélyte. Dioclétien donna donc à ses soldats l'ordre de l'exécuter en le transperçant de flèches, ce qui fut fait aussitôt. C'est pour cette raison que Sébastien est le saint patron des perceurs (depuis le XXème siècle uniquement).



MOYEN-AGE
En Occident, l'austérité religieuse pousse à l'extrapolation du sens premier des écrits. Ainsi, au temps du Christ, il y avait une vue que l'utilisation du maquillage et des bijoux était d'origine démoniaque. Voir le Livre Éthiopique d'Énoch (Knibb, Oxford Clarendon, 1982, Vol. 2, pp. 79-86). En effet, le piercing n'est pas du tout compatible avec cette religion qui veut que «Dieu est parfait, il nous a fait à son image». Il en découle tout naturellement : «Pourquoi modifier cette image ?». Pour se débarrasser de cette «pratique païenne», l'Église l'a associée ni plus ni moins à l'Enfer. Il suffit pour s'en convaincre de contempler les peintures religieuses de cette époque. La plupart des oeuvres vouées à ce sujet montrent des créatures démoniaques aux corps modifiés (mélange homme-animal) affublés de perforations corporelles (anneau dans le groin ou les oreilles, la pudeur de l'époque empêchant des fantasmes artistiques plus poussés de la part des peintres).

Pendant ce temps dans d'autres parties du globe, le piercing continue de se pratiquer.

MursiLa pratique du piercing permet le port d'ornements et donc, selon des critères très variables, d'embellir le corps. Son utilisation dans ce but se retrouve sur tous les continents. L'un des exemples les plus frappant est celui des Mursi, peuplade d'Éthiopie connue pour ses femmes à plateaux, comme illustré sur cette photo.

La raison première d'esthétisme est un peu mise à mal avec la théorie selon laquelle cette pratique serait le résultat d'une parade contre les esclavagistes arabes sévissant dans cette région du globe en rendant les femmes "impropres à la vente". Les Mursis eux-mêmes ne savent plus très bien l'origine de cette pratique.

Piercing du nezLe piercing au nez est une coutume provenant de l'Inde. Il était, à l'époque, réservé aux castes supérieures. En Inde et au Pakistan, cette coutume se pratique depuis des siècles. En Inde, le piercing au nez est couramment porté par les femmes depuis le XVIe siècle.

Comme expliqué précédemment, cette pratique a probablement été importée par les Hyksos dans leur extension vers l'Asie de l'est.

calendrier AztèqueEn Amérique centrale, la perforation de la langue était populaire dans l'élite des civilisations aztèque et maya, bien qu'elle ait été effectuée en tant qu'élément rituel non permanent, supposé permettre d'entrer en contact avec les Dieux. Ils portaient alors des barres en or.
Ces civilisations précolombiennes portaient des bijoux aux oreilles, au nez, et à la lèvre inférieure. De telles décorations continuent à être populaires parmi les peuples autochtones de ces régions.


Dans certaines sociétés, par le perçage de certaines parties du corps et/ou en portant certains ornements, on pensait acquérir des pouvoirs magiques ou spirituels, ou bien encore augmenter les chances de guérison de certaines maladies ; mais nous verrons dans le chapitre suivant les différentes raisons pour lesquels le piercing est pratiqué. En Amérique du Sud par exemple, certains piercings sont pratiqués par mimétisme afin de ressembler à certains animaux (notament le jaguar pour les chasseurs).


RENAISSANCE - XIXème siècle
Henri IIIMalgré l'austérité moyen-ageuse, la pratique du piercing pour les lobes d'oreille a survécu. On la retrouve dans les basses couches de la société, mais aussi dans l'élite. Tout le monde connait l'oreille percée d'Henri III à laquelle pendait une goutte en nacre, par exemple.

La coquetterie féminime remet au goût du jour le port des boucles d'oreille.

Chez les hommes, la pratique reste marginale. Elle réside surtout à la célèbre boucle d'oreilles des marins, coutume peut être ramenée des lointains voyages. On lui donne deux explications. La première consiste en l'obtention d'une meilleure vue par le percage d'un endroit précis du lobe (sans doute résultant de l'accupuncture chinoise). La deuxième, plus probable est qu'ils étaient fortement exposés au risque de noyade. En portant un anneau en or, celui-ci aurait pû permettre des funérailles décentes en revendant l'or, si le corps était retrouvé.
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